Rachat de Bouygues Telecom : quand 43 milliards € de dette ne gênent personne

Alors que le Conseil d’administration de Bouygues Telecom doit se réunir aujourd’hui afin d’étudier l’offre de rachat d’Altice, le Premier ministre a exprimé hier ses conditions, en fixant pour priorité l’emploi, l’investissement, l’innovation et la qualité de service.

Cette offre de rachat est «une opération financière dangereuse, compte tenu notamment de l’endettement colossal du groupe Altice, qui atteindrait 43 milliards d’euros en cas de rachat de Bouygues Telecom». «Pour financer une telle opération de rachat, la holding devra réduire ses coûts, en supprimant des emplois et en pénalisant l’investissement.»

L’opération est «une parfaite illustration de la mégalomanie financière qui vampirise ce secteur industriel, au détriment de l’emploi, des conditions de travail et, au final, de la qualité du service rendu aux usagers.»

J’appelle en conséquence le gouvernement «à s’opposer à une opération de rachat manifestement contraire à l’intérêt général» conduite par «un champion des fusions à répétition qui est aussi un champion de l’évasion fiscale et des montages douteux dans les paradis fiscaux.»

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s