Sauvons l’apiculture

Le 19 mars dernier, l’Assemblée nationale votait, contre l’avis du gouvernement, dans le cadre du projet de loi sur la biodiversité, l’interdiction, à compter de janvier 2016, des produits phytosanitaires, utilisés en agriculture, de la famille des néonicotinoïdes.

Ces derniers ont des effets ravageurs sur les colonies d’abeilles mais présentent aussi une forte toxicité pour les sols et les eaux de surface et profondes.

Apparus en France en 1994, ils ont accru la mortalité dans les ruches de 5% à 30%. Les rendements de miel par ruche ont été significativement réduits, faisant passer la production nationale de 32 000 tonnes en 1995 à 10 000 tonnes en 2014.

A la suite des actions menées pour interdire le Cruiser 0SR sur le colza, la commission européenne a restreint l’utilisation de trois substances actives de la famille des néonicotinoïdes.

Mais cinq molécules restent autorisées en France et présentent une toxicité aigüe, notamment pour les abeilles. D’où l’amendement parlementaire que j’ai soutenu, alors que j’étais porte-parole de mon groupe dans le débat relatif au projet de loi sur la biodiversité.

Mais cet amendement n’est pas définitivement acquis, en raison de la navette parlementaire avec le Sénat et de l’opposition du gouvernement, qui ne veut pas déplaire à Bruxelles.

L’action continue donc et nous sommes un certain nombre de députés, issus de tous les bancs de l’Assemblée nationale, à avoir signé un appel des parlementaires avec nos collègues sénateurs.

Interdiction néonicontinoïdes

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