Actionner tous les leviers pour détruire Daech

L’Assemblée nationale avait à se prononcer, mardi dernier, sur la prolongation de l’intervention militaire aérienne française au-dessus du territoire syrien afin de détruire Daech.

Qu’il faille d’urgence réduire à néant l’organisation terroriste est une évidence. Mais comment s’y prendre efficacement ? Là est la question.

Il serait illusoire de penser que la France, seule, serait en mesure d’y parvenir par des frappes aériennes.

Depuis le début, avec mon groupe parlementaire, je défends l’idée de travailler à une grande coalition internationale sous l’égide de l’ONU.

Nous n’y sommes pas encore mais cette exigence progresse.

La diplomatie française a bougé, comme en témoignent les nombreuses rencontres de François Hollande, cette semaine, avec les chefs d’Etats ou de gouvernements britannique, américain, allemand, italien et russe.

Nous n’en sommes pas à la constitution d’une coalition mais au moins d’une coordination des actions conduites.

Il était, en effet, impensable de tenir Moscou à l’écart au prétexte de divergences sur le sort à réserver à Bachar El Assad, le président syrien, alors que l’urgence est d’abord dans la neutralisation de Daech.

Si nous voulons atteindre cet objectif, l’intervention militaire n’est pas le seul moyen.

Il convient d’isoler l’Etat islamique en clarifiant le rôle que jouent la Turquie, l’Arabie Saoudite ou le Qatar dans le business de Daech et son financement.

Notre pays ne peut continuer à commercer avec des Etats, qui fournissent à l’organisation terroriste les moyens de sa subsistance et de son développement.

Ainsi nous vendons des Rafale au Qatar, nos affaires sont florissantes avec l’Arabie Saoudite, qui pratique la torture, la crucifixion, la décapitation au sabre sur son sol, quand, dans le même temps nous refusons de vendre des portes avions à la Russie.

Le budget de Daech est évalué à 2 milliards € sur fond de vente de pétrole, de coton, de pillage des banques des territoires conquis, de racket des populations…

Nous avons eu l’occasion de rappeler ces éléments dans le débat parlementaire pour montrer qu’il fallait actionner tous les leviers afin de vaincre les terroristes, ce qui n’est pas aujourd’hui le cas.

Pour ces raisons, je me suis abstenu.

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